Présentation du projet et généralités concernant Brive
     
1- Présentation du projet : la Direction des Espaces Verts Propreté Urbaine de Brive de la Mairie de Brive a entrepris en juillet 2009 avec le Conservatoire
Régional des Espaces Naturels du limousin (CREN), une étude visant à établir une stratégie de préservation et de valorisation des sites naturels remarquables de la commune de Brive.

Les associations en rapport avec le milieu naturel ont été conviées à ce projet.
Un comité de pilotage s'est créé et la première réunion s'est déroulée le  1er juillet 2009, dans la salle du Pont du Buy à Brive.
(Voir le premier compte rendu )

En tant que Président de l'association naturaliste " Le Jardin sauvage du riant Portail ", j'ai été invité à participer à ce comité.
En rappelant que la vocation de notre association est de connaître et faire connaître le patrimoine naturel et semi naturel du Sud-Ouest de la Corrèze et particulièrement de Brive, mais aussi en tant simple naturaliste qui parcourt depuis près de trois ans presque exclusivement ce secteur, je vous présente
sous cette forme de dossier Web, le document suivant que j'ai intitulé "Brive côté jardin ".

Ce document se veut simplement une aide pour montrer
et mieux comprendre l'étendue du patrimoine naturel, paysager, historique, agricole de Brive,
 se situant essentiellement dans sa partie campagnarde au sud  de son territoire.


Une telle diversité de patrimoine naturel est rare pour une commune urbaine de notre pays et représente sans doute un bel enjeu pour la cité corrézienne.
La biodiversité est l'un des enjeux majeurs de l'humanité en ce début de millénaire et Brive grâce à sa position géographique en recèle un concentré.
Il me semble qu'il est de son devoir de préserver et de montrer que malgré les différentes pressions de notre époque, il est possible de mener sur ce patrimoine une gestion raisonnée et exemplaire.

Dominique Gaudefroy
      
         Le dossier présenté est toujours en cours de réalisation et cette première présentation n'est qu'une étape pour un document plus achevé...

Généralités sur Brive :

avec de nombreux liens qui renvoient aux différentes pages du documentLes

1  -Situation géographique de Brive

2 -La géologie de Brive

3 -Histoire du territoire

4 -La diversité biologique

les ZNIEFF existantes



5 -Les paysages

6 -Exemple de sensibisation du public à l'aide d'un livret pour naturaliste

7 - L'enjeu

Comment expliquer ce point chaud de la biodiversité à Brive ?

Recommandations du Grenelle de l'environnement concernant la biodiversité

8 -L'argumentation face à la pression urbaine

  le projet établi par Mathieu Bonhomme du CREN

Les documents élaborés :

NAVIGATION DANS LES ÉLÉMENTS PRÉSENTÉS

Plan général du document  " BRIVE CÔTÉ JARDIN "


                           

Situation géographique de Brive :

A la confluence des deux grandes rivières ( Vézère et Corrèze) qui drainent le département de la Corrèze, Brive est au nœud d'une entité géographique, se développant d'une part, vers le nord-ouest en dépassant l'Yssandonnais et d'autre part, vers le sud-est, englobant le massif de Meyssac et se prolongeant en pointe jusqu'au nord de Beaulieu sur Dordogne.
C'est le facteur géologique qui est déterminant dans l'identité de la région de Brive, on parle alors du Bassin de Brive et plus exactement du Bassin permien de Brive.
Une identité géologique prédominante donc et qui marque en creux qu'il est difficile de rattacher Brive et sa région aux entités classiques des provinces.
Aux confins des trois provinces : Limousin au nord, Quercy au sud et Périgord à l'ouest, la région en subit des influences sans vraiment être une région de transition, les grès qui la façonnent lui donne une grande particularité, aussi bien dans le modelé des paysages, l'apparence de son habitat traditionnel, mais aussi dans les éléments du vivant qu'on y trouve.
Son aire d'influence urbaine dépasse également les limites non seulement départementales mais aussi régionales car les provinces citées plus haut coïncident aux différentes régions du grand Sud-ouest (Aquitaine et Midi Pyrénées, en plus du Limousin). Cette aire est estimée à 130 000 habitants.
Brive est au carrefour donc, et en a bénéficié pour connaître une belle expansion à partir du moment qu'elle est devenue un croisement ferroviaire important dès la fin du XIX ème siècle et a pu alors exporter une production agricole importante. En 1935, une étoile à 7 branches ferrées permettait à 35 trains quotidiens de partir de sa gare.
Aujourd'hui avec 50000 âmes , Brive est la deuxième ville de la région Limousin et est au centre d'une agglomération avoisinant les 85000 habitants.

Tableau des données géographiques

Coordonnées géographiques décimales Latitude : 45.1589
Longitude : 1.53333
Superficie de Brive-la-Gaillarde 4 859 hectares ou 48,59 km² Altitude minimale 100 mètres à la
 sortie de la Corrèze du territoire de Brive
Coordonnées géographiques sexagésimales Latitude : 45° 9' 32'' Nord
Longitude : 1° 31' 60'' Est
Altitude de la mairie de Brive-la-Gaillarde 116 mètres Altitude maximale 313 mètres au sommet
 du Puy blanc

Quelques données climatiques concernant Brive vous sont présentées à l'aide de ces tableaux qui vont suivre.

Le climat qui se dessine au travers de ces données n'est pas forcément celui que l'on va rencontrer en divers points du territoire de Brive, d'autant que ces données résultent d'une station météorologique située au creux de la vallée de la Corrèze, soumise à l'effet pelliculaire du froid l'hiver, des brumes et libérée aussi des effets de l'exposition.
il faut tenir largement compte des micro-climats locaux très influencés par la morphologie du territoire particulier de Brive, avec des vallées profondes comme celle de Planchetorte et ses versants très opposés en exposition, du fait de son orientation est-ouest et ajouter également la nature très diverse des terrains. 
L'inventaire botanique permet justement
par sa composition de se rendre compte que certains secteurs de Brive bénéficie d'une large amplitude climatique. 

Température minimale
  Moyenne annuelle 2009
Valeur quotidienne la plus basse 2009
Valeur quotidienne la plus élevée 2009
7,3°C
-9,3°C
19,5°C

1 Janvier 2009
1 Août 2009
Normales
1971-2000
Moyenne annuelle 7,0°C
Records
annuels
Moyenne annuelle la plus basse
Moyenne annuelle la plus élevée
Valeur quotidienne la plus basse
Valeur quotidienne la plus élevée
5,9°C
19,8°C
-13,4°C
23,6°C
1989
1994
24 Décembre 2001
17 Juillet 1994
Température maximale
  Moyenne annuelle 2009
Valeur quotidienne la plus basse 2009
Valeur quotidienne la plus élevée 2009
20,5°C
0,8°C
37,2°C

1 Janvier 2009
1 Juillet 2009
Normales
1971-2000
Moyenne annuelle 17,5°C
Records
annuels
Moyenne annuelle la plus basse
Moyenne annuelle la plus élevée
Valeur quotidienne la plus basse
Valeur quotidienne la plus élevée
17,5°C
19,8°C
-3,5°C
40,7°C
1993
2003
25 Décembre 2006
12 Août 2003

Hauteur de précipitations
2009 Cumul annuel
Hauteur quotidienne la plus élevée
612,6 mm
39,2 mm
1 Avril 2009
Normales
1971-2000
Cumul annuel moyen 917,6 mm
Records
annuels
Cumul annuel le plus bas
Cumul annuel le plus élevé
Hauteur quotidienne la plus élevée
648,6 mm
1135,2 mm
101,2 mm
1989
1993
5 Juillet 2001
Nombre de jours avec précipitations
2009 Total annuel 76 j
Normales
1971-2000
Total annuel moyen 117 j
Records
annuels

Total annuel le plus faible
Total annuel le plus élevé

84 j
141 j
1989
1999
Durée d’insolation
2009 Cumul annuel 1919 h
Normales
1991-2000
Cumul annuel moyen 1976 h
Records
annuels
Cumul annuel le plus bas
Cumul annuel le plus élevé
1770 h
2275 h
1992
2003

Nombre de jours avec faible ensoleillement

2009 Total annuel 68 j
Normales
1991-2000
Total annuel moyen 127 j
Records
annuels
Total annuel le plus élevé 156 j 2002
Nombre de jours avec fort ensoleillement
2009 Total annuel 84 j
Normales
1991-2000
Total annuel moyen 82 j
Records
annuels
Total annuel le plus élevé 122 j 1997
 
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La géologie de Brive :

La région de Brive apparait comme une large cuvette creusée par les deux grandes rivières Vézère et Corrèze dans les roches gréseuses assez tendres, mais le Bassin permien de Brive dans son ensemble présente une allure plus mouvementée avec des blocs plus hauts comme le massif de Meyssac (plus de 500 mètres d'altitude) et de nombreuses buttes calcaires aux roches plus résistantes à l'est et au sud de Brive et celles de L'Yssandonnais à l'ouest, considérées comme témoin de l'extension du calcaire périgourdin proche, ces collines culminant autour des 360 mètres pour les plus hautes.



La carte présente les principales formations géologiques que l’on peut distinguer autour de Brive :
 1° Au nord et à l’est : le socle métamorphique et cristallin du Bas Limousin.
 Le Bassin de Brive séparé du Bas Limousin par un système de failles. Il est surtout constitué de grès (permien et trias), avec quelques buttes témoins du lias (Hautefort, Saint Robert, Ayen, Yssandon). Au sud-ouest, le horst de Châtres fait apparaître des terrains métamorphiques du socle dans les terrains permiens.
 La grande faille de Meyssac, relayée à l’ouest par celle de Condat, marque la limite sud du Bassin de Brive.
 4° Au sud de la faille, les terrains de l’ère secondaire (trias à crétacé supérieur) présentent un pendage général vers le sud-ouest. Ils constituent la bordure du Bassin Aquitain avec d’est en ouest : la dépression de Meyssac Turenne, le Causse de Martel, le Périgord Noir.

HISTOIRE GEOLOGIQUE DE LA REGION

ERE PRIMAIRE :
Carbonifère : A la fin du carbonifère, après une des dernières phases de surrection de la chaîne hercynienne,les réajustements du substratum sous tension ont provoqué l’effondrement de la zone constituant le Bassin houiller et permien de Brive. Au carbonifère, les dépôts, au pied des premières pentes du massif Central sont des conglomérats associés à des grès gris à noirs recelant quelques rares dépôts de charbon (assez activement recherché à la fin du 19 ème siècle mais sans grand succès, sauf à Cublac et au Lardin où une modeste production put avoir lieu).
Permien : tout le permien du Bassin de Brive est composé de « formations » qui sont de grandes lentilles largement intriquées et dont les variations latérales parfois rapides rendent difficiles les raccordements entre elles. Ceci s’explique par l’existence d’une zone où débouchaient des cours d’eau drainant le socle tout proche et dont les différents bras pouvaient divaguer. Les dépôts du permien sont essentiellement rouges, rarement gris, ils sont formés d’éléments détritiques grossiers et de sédiments très fins :argiles, pélites…fréquemment en stratifications entrecroisées.

ERE SECONDAIRE :
Trias : Le démantèlement de l’arrière pays se poursuit. Il est formé de grès blancs et bariolés continentaux.
Lias : D’abord grossier et conglomératique, il devient lagunaire à l’Hettangien puis franchement marin à partir du Sinémurien. La sédimentation y est essentiellement marneuse.
Jurassique moyen et supérieur : constituant la surface du Causse de Martel, il est essentiellement formé de calcaires d’origine marine.
Crétacé : Le Crétacé inférieur manque, la région étant exondée. Le retour de la mer se fait au Crétacé supérieur dont les dépôts sont transgressifs sur les formations du Jurassique. Le Crétacé supérieur forme au sud ouest le Périgord Noir.

ERE TERTIAIRE :

Les terrains de l’ère tertiaire sont représentés par le sidérolithique formé d’argiles ferrugineuses et sables, formations continentales résiduelles en lambeaux discontinus, en particulier sur le Causse de Martel où il forme des placages couverts de prairies et cultures.

Après cette carte générale, suit la carte géologique détaillée du secteur de Brive où l'on peut aisément reconnaître le chapelé (en rose plus ou mois foncé ) des buttes au sud du territoire de Brive (Chèvrecujols, Chastanet, Puy Lenty, Puy Laborie, crête que suit la route depuis Noailles au carrefour Montplaisir englobant le Puy Blanc: sommet de Brive) , ce chapelé repose sur le trias gréseux plus clair (entre orange et violet clair).


Pédologie :

Les sols sur les grès du permien ont une richesse en bases qui diminue lorsque la texture devient plus grossière. La forte proportion de limons et de micas rend ces sols susceptibles à l'érosion sur la moindre pente dénudée. Leur profondeur est moyenne et ces sols conviennent à la polyculture.

Mais sur les grès du trias (comme au sud du territoire de Brive) , les sols sont toujours acides, désaturés, pauvres en tous éléments nutritifs; ils présentent souvent, à faible profondeur, des structures très massives, peu propices à un bon enracinement des plantes. Les cultures maraîchères et fruitières doivent être accompagnées alors de fortes fumures minérales et organiques.

Le grès et ses déclinaisons

Les buttes dolomitiques et les marnes

La proximité des Causses

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Histoire du territoire :

L'avis éclairé de Jean Paul Raynal sur la vallée de Planchetorte

POUR LA DEFENSE DE LA VALLEE DE PLANCHETORTE :

L'OPINION DU GEOLOGUE    ;  par Jean-Paul RAYNAL (1).  (dans les années 1970)

Qu'est ce que la Vallée de Planchetorte?

Aujourd 'hui cette vallée est la dernière du massif des grès triasiques de Brive à nous parvenir intacte. Les vallées et vallons de la Corrèze, de la Courolle, de la Couze (en amont du Pont de Coudert ) ,de l'Enval, du Pian, de la Combe-Longue, de Saint-Antoine, du Verdanson, du Maumont, de Fadat, de Nauvert sont toutes sans exception urbanisées ou en voie d'urbanisation rapide.

Le massif des grès du Trias de la région de Brive est original et unique à plus d'un titre: les roches qui le composent ( le"brasier" de nos paysans) n'affleurent qu'en de rares autres endroits sur la périphérie du Massif Central et jamais avec autant d'importance. Elles sont responsables du développement d'une flore et d'une micro-faune caractéristiques.

Mais surtout, nulle autre région triasique ne présente une concentration d'habitats préhistoriques comparable. Cette richesse en a fait depuis 1864 une région "classique" de la Préhistoire mondiale. Dans ce massif, seule la vallée de Planchetorte comporte un nombre importent de sîtes archéologiques concentrés sur une petite superficie, ce qui l'a longtemps taite surnommer village préhistorique de Planchetorte.

Afin de mieux comprendre pourquoi et comment les hommes paléolithiques se sont volontiers installés là, il est nécessaire d'examiner les possibilités qui leur étaient offertes: un grand nombre de cavités naturelles s'ouvrent dans la vallée. Leurs processus de formation et de remplissage sont complexes et doivent être étudiés longuement : les cavernes de la vallée de Planchetorte vivent, et leur vie est conditionnée par divers agents parmi lesquels les sols des plateaux environnants et la libre circulation des eaux et des masses d'air  sont d'un intérêt primordial.

Modifier ces équilibres, qui nous sont parvenus intacts depuis des millénaires, c'est vouer à  une mort immédiate le dernier des liens permettant une parfaite approche de l'homme paléolithique dans son milieu.

La vallée de Planchetorte constitue ainsi un seul et unique laboratoire, un seul et unique champ d'observation et d'analyse. Elle est un outil de travail fantastique , tant pour le géologue du Quaterrnaire, que pour le Préhistorien, le Botaniste, le Paléo-botaniste, l'Entomologiste, le Biologiste. C'est un leg d'une inestimable valeur que nous n'avons pas le droit de sacrifier.

Comment la vallée de Planchetorte?

Située aux portes de la Cité Gaillarde, présentant un intérêt écologique et scientifique immense, cette vallée doit être protégée. Comportant un ensemble unique de sites archéologiques, dans un cadre naturel conservé, et non reconstitué, elle sera alors un lieu d'enseignement et de connaissance du plus lointain passé jusqu'à nos jours. L'établissement d'itinéraires de visite fléchés, la présentation des sites à l'aide de panneaux explicatifs, l'emménagement de stations d'observation des faunes et des flores, l'installation de petits laboratoires de terrain, sont des objectifs aisément réalisables dont tous les intéressés ne pourront qu'être satisfaits.

Le Limousin , terre d 'hommes de bon sens et de savoir, saura conserver  intacte cette petite portion de son sol, pour le présent et pour le futur.

(1) Correspondant départemental de ta Direction Régionate des Antiquités Préhistonques Limousin.

Pour les futures implantations sur le territoire de Brive aller voir le nouvel outil qui doit bientôt sortir ( si vous êtes connectés à l'inernet) au lien suivant: attention gros fichier à télécharger à:
Le PLU : Plan Local d'Urbanisme



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La diversité biologique :


Les données géographiques et géologiques exposées plus haut, nous incitent à penser, bien sûr, que la diversité biologique rencontrée est en corrélation avec la diversité des terrains du secteur.
Comment estimer cette biodiversité qui couvre tous les domaines de la vie?
Nous allons utiliser un domaine qui on le sait est un indicateur pertinent pour mesurer l'ampleur de celle-ci : la Botanique : la couche la plus visible de l'espace naturel et l'élément de base pour permettre aux autres domaines de se développer.
Des inventaires botaniques se sont succédés au cours de l'histoire moderne, souvent réalisés par le passé par des personnes qui s'intéressaient aussi à bien d'autres domaines.
Ernest Rupin en est un bel exemple local, parcourant les vallons de Brive pour des études archéologiques dans la seconde moitié du 19éme siècle, il reccueillit de nombreuses observations botaniques et l'on peut consulter son herbier aux Archives de la Ville.

 La botanique a l'avantage de pouvoir se pratiquer assez facilement et cette activité ne nécessite au départ que peu de matériel et sa connaissance peut se faire au rythme de chacun.

Les plantes nous indiquent avec un peu d'expérience les conditions naturelles ou pas d'un secteur : terrains secs ou humides, sols basiques ou acides, terres polluées ou remaniées par les hommes.

Beaucoup d'insectes sont liés aux plante, parfois à une espèce unique. Les oiseaux ont besoin des protéines fournies par les insectes. Des millions d'organismes interagissent sur quelques mètres carrés, décomposent les ultimes débris végétaux ou animaux pour fournir les éléments essentiels à la régénération de la vie. 

Un région riche en espèces botaniques va abriter ainsi une vie animale foisonnante.

Des nombreuses associations régissent la vie naturelle, des espèces botaniques (et autres) s'associent pour former des cortèges écologiques. En observant les conditions permettant ces formations la botanique nous sert donc à définir les différents milieux du territoire de Brive.


Botanique : la page flore développe les aspects de la botanique de Brive en fournissant une étude comparative de 17 communes françaises choisies pour leurs belles possibilités dans ce domaine ( voir étude ). Des autres renseignements sont disponibles directement en cliquant sur les liens suivants :

les ZNIEFF existantes
tableau interactif des espèces concernées par un statut de protection
liste exhaustive de la flore de Brive,
camembert coloré du niveau de présence 

Les différentes zones du projet :

Carte active : Carte générale de Brive avec les zones qui sont developpées individuellement par la suite en cliquant dessus.

La grande zone de continuité

Zone 1 : les rives de la Corrèze

Zone 2 : le Parc des Pérrières
Zone 3 : de Chèvrecujols à la vallée de Planchetorte
Zone 4 : Sèchepierre
Zone 5 : de la carrière du ruisseau de Courrole au talus de Labrousse
Zone 6 : le Puy lenty et les grottes sous Siorat
Zone 7 : de la Chassagne à Marcillac et le vallon S.O. adjacent
Zone 8 : des Escrozes au nord de Bellet
Zone 9 : le vallon au sud de Puyjarrige
Zone 10 : l'ouest du Puy Laborie
Zone 11 : grottes de Lamouroux
Zone 12 : du sud de Laumont au Puy Blanc

Une page est consacrée à la définition des milieux naturels à partir des espèces déterminantes dans le cortègequ'elles forment avec leurs partenaires.

Les associations végétales caractéristiques et parfois remarquables 

Ci dessous : document de la base "Corine" montrant la couverture végétale de la région de Brive: un document officiel qui nous laisse un peu sur notre faim.


aller voir le Monde animal

Une étude sur les Papillons diurnes de Brive

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Les paysages

Les vallons encaissés, le relief gréseux
L'empreinte agricole traditionnelle
L'abandon des pratiques paysannes
Le devenir des paysages

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L'enjeu :

Le sommet de Copenhague a permis, je l'espère, de prendre en main l'avenir de la Planète, la Belle Bleue, si solitaire dans notre proche Univers, pour accueillir les rires des enfants, le sourire de la vieille dame et le ronronnement de son chat.
Alors l'Action se résumerait-elle qu'aux décisions des grands de ce monde?
Les grandes décisions ne seraient pas efficientes sans l'aval des milliers de petites actions locales.
Si l'enjeu du changement climatique est bien entériné celui du possible écroulement de la biodiversité ne bénéficie pas  tout à fait de la même préoccupation.
La Terre a connu par le passé des variations importantes dans ces deux domaines, l'homme aujourd'hui a introduit dans ces processus, de la technologie, dont la principale nouvelle composante est quelque chose d'inédit par rapport aux
changements anciens : la vitesse , à laquelle il faut bien ajouter les pollutions créées, l'épuisement des ressources et les problèmes politiques que tout ceci va engendrer.

La biodiversité est comme un mur de pierres, on peut pendant
un moment retirer quelques éléments de l'édifice, mais peu à peu l'instabilité s'installe, car chaque pierre a besoin de l'autre pour rester stable, et si elles continuent à se désolidariser, l'équilibre peut se rompre et les conséquences pour la vie et pour l'homme pourraient être fatales.

             
Y-a-il une subjectivité à croire que la biodiversité de Brive sort de l'ordinaire?

Il y a presque trois ans maintenant, j'ai commencé cette étude du territoire de Brive en étant à peu près complètement dans l'ignorance de son patrimoine.
Et je peux dire que j'étais loin de m'attendre à découvrir autant de diversité qui m'apparaît encore plus précisément aujourd'hui parce que j'ai du la confronter à ce que l'on peut trouver par ailleurs, sur d'autres territoires mais aussi dans l'expérience issue de la recherche des informations.
La subjectivité réside plutôt dans le fait que par le fait que je voyais Brive comme un territoire ordinaire.
Et aujourd'hui, je commence à croire qu'il y a encore beaucoup de choses à découvrir sur le plan biologique dans cette campagne privilégiée.


                   
Comment expliquer ce point chaud de la biodiversité à Brive ?

Dans la présentation géographique et géologique de Brive, on a pu mesurer déjà l'importance de ce carrefour de conditions auxquelles est soumis son territoire.
Mais le facteur morphologique est aussi primordial et plus difficilement appréciable par les données mesurables comme le sont celles du climat ou des valeurs issues de la géologie et de la pédologie (types de roches, PH ...)
Les terres calcaires de Brive ne sont pas celles du Causse corrézien tout proche, selon la présence des marnes sous-jacentes, elles vont engendrer de multiples conditions écologiques.
Les terres siliceuses issues du grès connaissent aussi une grande variabilité et beaucoup plus en dépendance climatique que toutes autres terres : ainsi je dirais qu'elles ont une réactivité très grande face aux conditions météorologiques du moment : elles absorberont rapidement l'eau par exemple pour la restituer aussi facilement, un peu à l'opposé des terres marneuses si lentes à s'assécher ou à prendre l'humidité : d'ailleurs la végétation n'est jamais en avance sur ce type de terrain alors qu'au contraire, elle peut réagir vite sur les sables, dans les conditions favorables d'ensoleillement.
Par ce double jeu réactif on devine que par combinaison on peut se retrouver devant une grande diversité de cas ( les moins réactives de ces terres étant au dessus ).

L'autre grand facteur qui va augmenter considérablement la diversités des milieux, c'est le modelé extraordinaire que peuvent prendre les paysages façonnés dans les grès.
Brive est entaillée ( avec un "e" puisque Gaillarde et donc féminine) ainsi de dizaines de vallons, autant de lieux parfois difficilement accessibles mais dont la paix retentissante vous replongera dans la vie stressante de monsieur Cro-Magnon ou dans l'absorption mystique de l'anachorète de service.
D'innombrables abris sous roche ( 1000 abris pour 1000 espèces pourraient devenir le leitmotiv communal ) jalonnent les vallons brivistes dans toutes les expositions possibles et des kilomètres de parois rocheuses, parfois toujours trempées jusqu'à reproduire
dans la verticalité, les conditions d'une tourbière, parfois chaotiques et desséchées par une surexposition héliophile, vont nous amener entre autres dans une abondance de Fougères qu'il serait bon de comparer à tout autre lieu français favorable.

Alors faudrait-il sortir de l'ombre ces tranquilles corridors pour les exposer à la lumineuse médiatisation ?
Je ne suis pas sûr de cela, je crois qu'une part d'ombre permet la part de mystère et l'envie de la découverte que cela entretient.
D'ailleurs , aurons-nous encore longtemps les moyens de traverser la planète pour aller savourer le sempiternel coucher de soleil sur la plage d'une île lointaine où nos rêves retrouveront-t-il un peu d'originalité pour s'aventurer à deux pas de chez soi.




Quel est l'enjeu pour Brive ?

C
e projet n'est pas présenté parce que c'est Brive, et que c'est dans l'air du temps de faire ce genre de projets , mais c'est parce que cette mosaïque unique concerne le territoire de Brive depuis toujours et qu'il est grand temps que la commune en fasse un de ses enjeux majeurs.

La ville de Brive passerait  à côté d'une opportunité unique en terme de patrimoine si le projet n'aboutissait pas : en effet , posséder une telle richesse biologique et ne rien envisager de faire avec elle, serait absurde.
Car cette diversité biologique peut servir à devenir un observatoire d'ordre national dans plusieurs domaines :
Educatif : l'éducation du public à l'exigence de préservation de la biodiversité devra se faire ici ou là dans notre pays, et il faut mieux l'exercer là où elle celle-ci s'exprime amplement.
Gestionnaire : il pourrait être démontrer l'exemplarité d'une gestion entrecroisée d'un territoire urbain avec celui d'un espace rural d'un tel potentiel.
Tourisme : la préoccupation de préservation du patrimoine naturel qui nous occupe sera l'une des valeurs montantes et le futur touriste y sera de plus en plus sensible.


                 
Ce projet de préservation de cette mosaïque de milieux naturels exceptionnels que recèle la commune de Brive rentre dans le cadres
de la SNB (stratégie nationale pour la biodiversité) et des recommandations issues du Grenelle de l'environnement qui s'expriment ainsi dans cette suite :

Recommandation 18
 Intégrer la dimension biodiversité dans les politiques sectorielles (e.g. agriculture, foresterie, tourisme et aménagement du territoire) en conformité avec la Stratégie nationale pour la biodiversité et évaluer périodiquement les progrès des plans d’action ;

Recommandation 19
 Renforcer l’intégration des préoccupations de biodiversité dans les décisions locales concernant le développement économique, l’urbanisme, les infrastructures et les activités touristiques ;

Recommandation 20
 Continuer à accroître la superficie des zones protégées, particulièrement avec :
 i) l’extension du réseau des espaces protégés dans le cadre Natura 2000 à 15% du territoire métropolitain ;
 ii) des zones marines et
 iii) des zones protégées dans les DOM ;

Recommandation 21
 Rechercher et améliorer les processus partenariaux, aptes à construire des consensus autour des enjeux associés aux directives « habitats » et « oiseaux » et à la Convention de Berne

Recommandation 23
Prendre en compte la protection des paysages, dans les politiques et décisions sectorielles aux niveaux national et local et renforcer le concours de l’Etat à la gestion des Grands Sites.

Recommandation 24
 Organiser et renforcer les moyens de la connaissance de la biodiversité; renforcer les financements de la gestion de la nature, y compris par des aménagements de
la fiscalité et des finances locales.


On peut aussi y ajouter l'un des défis du ministère de l'agriculture :
DÉFI 3 : CONTRIBUER À LA RICHESSE DE LA BIODIVERSITÉ ET DES PAYSAGES

Voir de façon plus détaillée ces recommandations et ces défis


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L'argumentation face à la pression urbaine
Le mitage des paysages et la pression urbaine.

Depuis le promontoire de Chèvrecujols on peut embrasser vers le sud-ouest du territoire de Brive un paysage empreint d'histoire, du travail des hommes dans une succession de collines et de vallons, couverts de végétations différentes au gré du substrat géologique et de l'exposition des coteaux.
Un paysage qui résonne encore par de nombreuses traces du souci des premiers hommes de trouver des havres propices pour commencer notre civilisation.
Un patchwork naturel, où cette nature a bénéficié d'un long façonnage humain pour en faire un jardin équilibré et donner à chaque hameau une identité issu de l'emploi du grès et d'une utilisation variée et adaptée des sols pour l'agriculture.
Ce paysage est unique quand on sait qu'en plus de son charme esthétique il abrite des niches écologiques remarquables par leur originalité et par leurs composantes biologiques.
La centre ville est proche et la tentation est grande pour beaucoup d'entre nous de bénéficier de cet environnement harmonieux pour y établir sa vie, y faire bâtir une jolie maison avec une vue imprenable sur cette douce campagne.
Les heureux propriétaires des terrains susceptibles d'être construits peuvent y voir là, dans tout ce secteur si proche de la cité briviste, une substantielle source de revenus, d'autant que la valeur étant attaché à ces terrains est en corrélation avec les qualités du secteur, évoquées auparavant.
Alors que se passerait-il si cette double tentation (vendre et construire) se réalisait ?
Peu à peu les petites routes parcourant souvent les crêtes de ces collines verraient leurs deux cotés se recouvrir de constructions reliant ainsi chaque hameau.
Chaque hameau perdrait de son identité pour se fondre dans une periurbanisation sans fin.
Les paysages ne seraient plus embrassés avec la même facilité ni avec la même émotion et l'accès même aux terrains éloignés des routes deviendraient de moins en moins facile pour beaucoup de personnes.
Les autres terres libérées de l'emprise agricole deviendraient des friches au mieux, ou comme cela se passe au Puy Lenty, se couvriraient d'une végétation arbustive (pins ou arbustes invasifs, comme genêts d'Espagne ou buddleias), qui effaceraient en peu de temps ce que la nature et le paysan ont forgé dans un long processus coopératif.
Des centaines d'espèces ont trouvées dans cette mosaïque les bonnes conditions d'équilibre, si lentes à se dessiner, et ainsi enrichir considérablement la diversité biologique de ce territoire
C
haque vente de terrains à construire, accentue la déprise agricole et affecte la continuité de cet espace rural qui pourrait se résumer en fin de compte qu'à une longue litanie de lignes de constructions sans âmes.
La valeur attaché à ce patrimoine de départ devant cette dégradation ne pourrait que baisser et donc le calcul de tirer rapidement des bénéfices n'est pas forcément le bon quand on réfléchit  aux pertes engendrées ( pertes affectives, pertes de repérages, pertes d'histoires personnelles, perte de l'harmonie que l'on pouvait ressentir dans cette nature amadouée).
Alors ne vaut-il pas mieux garder et valoriser ce patrimoine unique en l'entretenant et en le partageant ?
Alors ne vaut il pas mieux, si on se place du point de vue de l'intérêt des propriétaires ruraux, fournir aux paysans ou aux futurs paysans les moyens nécessaires pour y exercer une agriculture raisonnable, équilibrée et d'ailleurs susceptible de produire des aliments locaux, dans le souci nouveau qui est de produire au plus près.
Des terres abritaient par le passé d'importantes productions maraîchères et les paysans qui ont l'age du juste repos se lamentent aujourd'hui, de ne trouver personne pour travailler cette terre qui a nourri parfois depuis lon
gtemps leurs ancêtres.
Il reste aussi à dissuader beaucoup de bénéficier de cette campagne harmonieuse en voulant y construire et miter le paysage, en leur expliquant justement que cette motivation profonde de campagne ne sera plus en cohérence avec ce qu'elle peut devenir si tous réalise leur projet.



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