| Présentation du projet et généralités concernant Brive | ||
| 1- Présentation
du projet : la
Direction des Espaces Verts Propreté Urbaine de Brive de la
Mairie de Brive a entrepris en juillet 2009 avec le Conservatoire Régional des Espaces Naturels du limousin (CREN), une étude visant à établir une stratégie de préservation et de valorisation des sites naturels remarquables de la commune de Brive. Les associations en rapport avec le milieu naturel ont été conviées à ce projet. Un comité de pilotage s'est créé et la première réunion s'est déroulée le 1er juillet 2009, dans la salle du Pont du Buy à Brive. (Voir le premier compte rendu ) En tant que Président de l'association naturaliste " Le Jardin sauvage du riant Portail ", j'ai été invité à participer à ce comité. En rappelant que la vocation de notre association est de connaître et faire connaître le patrimoine naturel et semi naturel du Sud-Ouest de la Corrèze et particulièrement de Brive, mais aussi en tant simple naturaliste qui parcourt depuis près de trois ans presque exclusivement ce secteur, je vous présente sous cette forme de dossier Web, le document suivant que j'ai intitulé "Brive côté jardin ". Ce document se veut simplement une aide pour montrer et mieux comprendre l'étendue du patrimoine naturel, paysager, historique, agricole de Brive, se situant essentiellement dans sa partie campagnarde au sud de son territoire. Une telle diversité de patrimoine naturel est rare pour une commune urbaine de notre pays et représente sans doute un bel enjeu pour la cité corrézienne. La biodiversité est l'un des enjeux majeurs de l'humanité en ce début de millénaire et Brive grâce à sa position géographique en recèle un concentré. Il me semble qu'il est de son devoir de préserver et de montrer que malgré les différentes pressions de notre époque, il est possible de mener sur ce patrimoine une gestion raisonnée et exemplaire. Dominique Gaudefroy |
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| Le dossier présenté est toujours en cours de réalisation et cette première présentation n'est qu'une étape pour un document plus achevé... | ||
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Situation géographique de Brive : A la confluence des deux grandes
rivières ( Vézère et Corrèze) qui
drainent le département de la Corrèze, Brive est au
nœud d'une entité géographique, se développant
d'une part, vers le nord-ouest en dépassant l'Yssandonnais et
d'autre part, vers le sud-est, englobant le massif de
Meyssac et se prolongeant en pointe jusqu'au nord de Beaulieu sur Dordogne. Tableau des données géographiques
Quelques données climatiques concernant Brive vous sont présentées à l'aide de ces tableaux qui vont suivre. Le climat qui se dessine au travers de ces données n'est pas forcément celui que l'on va rencontrer en divers points du territoire de Brive, d'autant que ces données résultent d'une station météorologique située au creux de la vallée de la Corrèze, soumise à l'effet pelliculaire du froid l'hiver, des brumes et libérée aussi des effets de l'exposition.il faut tenir largement compte des micro-climats locaux très influencés par la morphologie du territoire particulier de Brive, avec des vallées profondes comme celle de Planchetorte et ses versants très opposés en exposition, du fait de son orientation est-ouest et ajouter également la nature très diverse des terrains. L'inventaire botanique permet justement par sa composition de se rendre compte que certains secteurs de Brive bénéficie d'une large amplitude climatique.
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La géologie de Brive : La région de Brive apparait comme une large cuvette creusée par les deux grandes rivières Vézère et Corrèze dans les roches gréseuses assez tendres, mais le Bassin permien de Brive dans son ensemble présente une allure plus mouvementée avec des blocs plus hauts comme le massif de Meyssac (plus de 500 mètres d'altitude) et de nombreuses buttes calcaires aux roches plus résistantes à l'est et au sud de Brive et celles de L'Yssandonnais à l'ouest, considérées comme témoin de l'extension du calcaire périgourdin proche, ces collines culminant autour des 360 mètres pour les plus hautes.
Après cette carte générale, suit la carte géologique détaillée du secteur de Brive où l'on peut aisément reconnaître le chapelé (en rose plus ou mois foncé ) des buttes au sud du territoire de Brive (Chèvrecujols, Chastanet, Puy Lenty, Puy Laborie, crête que suit la route depuis Noailles au carrefour Montplaisir englobant le Puy Blanc: sommet de Brive) , ce chapelé repose sur le trias gréseux plus clair (entre orange et violet clair).
Pédologie : Les sols sur les grès du permien ont une richesse en bases qui diminue lorsque la texture devient plus grossière. La forte proportion de limons et de micas rend ces sols susceptibles à l'érosion sur la moindre pente dénudée. Leur profondeur est moyenne et ces sols conviennent à la polyculture. Mais sur les grès du trias (comme au sud du territoire de Brive) , les sols sont toujours acides, désaturés, pauvres en tous éléments nutritifs; ils présentent souvent, à faible profondeur, des structures très massives, peu propices à un bon enracinement des plantes. Les cultures maraîchères et fruitières doivent être accompagnées alors de fortes fumures minérales et organiques. Le grès et ses déclinaisons Les buttes dolomitiques et les marnes La proximité des Causses Retour haut de page |
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| Histoire
du territoire : L'avis éclairé de Jean Paul Raynal sur la vallée de Planchetorte POUR LA DEFENSE DE LA VALLEE DE PLANCHETORTE : L'OPINION DU GEOLOGUE ; par Jean-Paul RAYNAL (1). (dans les années 1970) Qu'est ce que la Vallée de Planchetorte? Aujourd 'hui cette vallée est la dernière du massif des grès triasiques de Brive à nous parvenir intacte. Les vallées et vallons de la Corrèze, de la Courolle, de la Couze (en amont du Pont de Coudert ) ,de l'Enval, du Pian, de la Combe-Longue, de Saint-Antoine, du Verdanson, du Maumont, de Fadat, de Nauvert sont toutes sans exception urbanisées ou en voie d'urbanisation rapide. Le massif des grès du Trias de la région de Brive est original et unique à plus d'un titre: les roches qui le composent ( le"brasier" de nos paysans) n'affleurent qu'en de rares autres endroits sur la périphérie du Massif Central et jamais avec autant d'importance. Elles sont responsables du développement d'une flore et d'une micro-faune caractéristiques. Mais surtout, nulle autre région triasique ne présente une concentration d'habitats préhistoriques comparable. Cette richesse en a fait depuis 1864 une région "classique" de la Préhistoire mondiale. Dans ce massif, seule la vallée de Planchetorte comporte un nombre importent de sîtes archéologiques concentrés sur une petite superficie, ce qui l'a longtemps taite surnommer village préhistorique de Planchetorte. Afin de mieux comprendre pourquoi et comment les hommes paléolithiques se sont volontiers installés là, il est nécessaire d'examiner les possibilités qui leur étaient offertes: un grand nombre de cavités naturelles s'ouvrent dans la vallée. Leurs processus de formation et de remplissage sont complexes et doivent être étudiés longuement : les cavernes de la vallée de Planchetorte vivent, et leur vie est conditionnée par divers agents parmi lesquels les sols des plateaux environnants et la libre circulation des eaux et des masses d'air sont d'un intérêt primordial. Modifier ces équilibres, qui nous sont parvenus intacts depuis des millénaires, c'est vouer à une mort immédiate le dernier des liens permettant une parfaite approche de l'homme paléolithique dans son milieu. La vallée de Planchetorte constitue ainsi un seul et unique laboratoire, un seul et unique champ d'observation et d'analyse. Elle est un outil de travail fantastique , tant pour le géologue du Quaterrnaire, que pour le Préhistorien, le Botaniste, le Paléo-botaniste, l'Entomologiste, le Biologiste. C'est un leg d'une inestimable valeur que nous n'avons pas le droit de sacrifier. Comment la vallée de Planchetorte? Située aux portes de la Cité Gaillarde, présentant un intérêt écologique et scientifique immense, cette vallée doit être protégée. Comportant un ensemble unique de sites archéologiques, dans un cadre naturel conservé, et non reconstitué, elle sera alors un lieu d'enseignement et de connaissance du plus lointain passé jusqu'à nos jours. L'établissement d'itinéraires de visite fléchés, la présentation des sites à l'aide de panneaux explicatifs, l'emménagement de stations d'observation des faunes et des flores, l'installation de petits laboratoires de terrain, sont des objectifs aisément réalisables dont tous les intéressés ne pourront qu'être satisfaits. Le Limousin , terre d 'hommes de bon sens et de savoir, saura conserver intacte cette petite portion de son sol, pour le présent et pour le futur. (1) Correspondant départemental de ta Direction Régionate des Antiquités Préhistonques Limousin. Le PLU : Plan Local d'Urbanisme
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| La
diversité biologique : Les données géographiques et géologiques exposées plus haut, nous incitent à penser, bien sûr, que la diversité biologique rencontrée est en corrélation avec la diversité des terrains du secteur. Comment estimer cette biodiversité qui couvre tous les domaines de la vie? Nous allons utiliser un domaine qui on le sait est un indicateur pertinent pour mesurer l'ampleur de celle-ci : la Botanique : la couche la plus visible de l'espace naturel et l'élément de base pour permettre aux autres domaines de se développer. Des inventaires botaniques se sont succédés au cours de l'histoire moderne, souvent réalisés par le passé par des personnes qui s'intéressaient aussi à bien d'autres domaines. Ernest Rupin en est un bel exemple local, parcourant les vallons de Brive pour des études archéologiques dans la seconde moitié du 19éme siècle, il reccueillit de nombreuses observations botaniques et l'on peut consulter son herbier aux Archives de la Ville. La botanique a l'avantage de pouvoir se pratiquer assez facilement et cette activité ne nécessite au départ que peu de matériel et sa connaissance peut se faire au rythme de chacun. Les plantes nous indiquent avec un peu d'expérience les conditions naturelles ou pas d'un secteur : terrains secs ou humides, sols basiques ou acides, terres polluées ou remaniées par les hommes. Beaucoup d'insectes sont liés aux plante, parfois à une espèce unique. Les oiseaux ont besoin des protéines fournies par les insectes. Des millions d'organismes interagissent sur quelques mètres carrés, décomposent les ultimes débris végétaux ou animaux pour fournir les éléments essentiels à la régénération de la vie. Un région riche en espèces botaniques va abriter ainsi une vie animale foisonnante. Des nombreuses associations régissent la vie naturelle, des espèces botaniques (et autres) s'associent pour former des cortèges écologiques. En observant les conditions permettant ces formations la botanique nous sert donc à définir les différents milieux du territoire de Brive. Botanique : la page flore développe les aspects de la botanique de Brive en fournissant une étude comparative de 17 communes françaises choisies pour leurs belles possibilités dans ce domaine ( voir étude ). Des autres renseignements sont disponibles directement en cliquant sur les liens suivants : les ZNIEFF existantes
tableau interactif des espèces concernées par un statut de protection liste exhaustive de la flore de Brive, Les différentes zones du projet : Carte active
: Carte générale de Brive avec les zones qui sont
developpées individuellement par la suite en cliquant dessus. Une
page est consacrée à la définition des milieux
naturels à partir des espèces déterminantes dans
le cortègequ'elles forment avec leurs partenaires. Ci dessous : document de la base "Corine" montrant la couverture végétale de la région de Brive: un document officiel qui nous laisse un peu sur notre faim.
Une étude sur les Papillons diurnes de Brive Retour haut de page |
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| Les
paysages Les vallons encaissés, le
relief gréseux
Retour haut de pageL'empreinte agricole traditionnelle L'abandon des pratiques paysannes Le devenir des paysages |
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| L'enjeu : Le sommet de Copenhague a permis, je l'espère, de prendre en main l'avenir de la Planète, la Belle Bleue, si solitaire dans notre proche Univers, pour accueillir les rires des enfants, le sourire de la vieille dame et le ronronnement de son chat. Alors l'Action se résumerait-elle qu'aux décisions des grands de ce monde? Les grandes décisions ne seraient pas efficientes sans l'aval des milliers de petites actions locales. Si l'enjeu du changement climatique est bien entériné celui du possible écroulement de la biodiversité ne bénéficie pas tout à fait de la même préoccupation. La Terre a connu par le passé des variations importantes dans ces deux domaines, l'homme aujourd'hui a introduit dans ces processus, de la technologie, dont la principale nouvelle composante est quelque chose d'inédit par rapport aux changements anciens : la vitesse , à laquelle il faut bien ajouter les pollutions créées, l'épuisement des ressources et les problèmes politiques que tout ceci va engendrer. La biodiversité est comme un mur de pierres, on peut pendant un moment retirer quelques éléments de l'édifice, mais peu à peu l'instabilité s'installe, car chaque pierre a besoin de l'autre pour rester stable, et si elles continuent à se désolidariser, l'équilibre peut se rompre et les conséquences pour la vie et pour l'homme pourraient être fatales. Y-a-il une subjectivité à croire que la biodiversité de Brive sort de l'ordinaire? Il y a presque trois ans maintenant, j'ai commencé cette étude du territoire de Brive en étant à peu près complètement dans l'ignorance de son patrimoine. Et je peux dire que j'étais loin de m'attendre à découvrir autant de diversité qui m'apparaît encore plus précisément aujourd'hui parce que j'ai du la confronter à ce que l'on peut trouver par ailleurs, sur d'autres territoires mais aussi dans l'expérience issue de la recherche des informations. La subjectivité réside plutôt dans le fait que par le fait que je voyais Brive comme un territoire ordinaire. Et aujourd'hui, je commence à croire qu'il y a encore beaucoup de choses à découvrir sur le plan biologique dans cette campagne privilégiée. Comment expliquer ce point chaud de la biodiversité à Brive ? Dans la présentation géographique et géologique de Brive, on a pu mesurer déjà l'importance de ce carrefour de conditions auxquelles est soumis son territoire. Mais le facteur morphologique est aussi primordial et plus difficilement appréciable par les données mesurables comme le sont celles du climat ou des valeurs issues de la géologie et de la pédologie (types de roches, PH ...) Les terres calcaires de Brive ne sont pas celles du Causse corrézien tout proche, selon la présence des marnes sous-jacentes, elles vont engendrer de multiples conditions écologiques. Les terres siliceuses issues du grès connaissent aussi une grande variabilité et beaucoup plus en dépendance climatique que toutes autres terres : ainsi je dirais qu'elles ont une réactivité très grande face aux conditions météorologiques du moment : elles absorberont rapidement l'eau par exemple pour la restituer aussi facilement, un peu à l'opposé des terres marneuses si lentes à s'assécher ou à prendre l'humidité : d'ailleurs la végétation n'est jamais en avance sur ce type de terrain alors qu'au contraire, elle peut réagir vite sur les sables, dans les conditions favorables d'ensoleillement. Par ce double jeu réactif on devine que par combinaison on peut se retrouver devant une grande diversité de cas ( les moins réactives de ces terres étant au dessus ). L'autre grand facteur qui va augmenter considérablement la diversités des milieux, c'est le modelé extraordinaire que peuvent prendre les paysages façonnés dans les grès. Brive est entaillée ( avec un "e" puisque Gaillarde et donc féminine) ainsi de dizaines de vallons, autant de lieux parfois difficilement accessibles mais dont la paix retentissante vous replongera dans la vie stressante de monsieur Cro-Magnon ou dans l'absorption mystique de l'anachorète de service. D'innombrables abris sous roche ( 1000 abris pour 1000 espèces pourraient devenir le leitmotiv communal ) jalonnent les vallons brivistes dans toutes les expositions possibles et des kilomètres de parois rocheuses, parfois toujours trempées jusqu'à reproduire dans la verticalité, les conditions d'une tourbière, parfois chaotiques et desséchées par une surexposition héliophile, vont nous amener entre autres dans une abondance de Fougères qu'il serait bon de comparer à tout autre lieu français favorable. Alors faudrait-il sortir de l'ombre ces tranquilles corridors pour les exposer à la lumineuse médiatisation ? Je ne suis pas sûr de cela, je crois qu'une part d'ombre permet la part de mystère et l'envie de la découverte que cela entretient. D'ailleurs , aurons-nous encore longtemps les moyens de traverser la planète pour aller savourer le sempiternel coucher de soleil sur la plage d'une île lointaine où nos rêves retrouveront-t-il un peu d'originalité pour s'aventurer à deux pas de chez soi. Quel est l'enjeu pour Brive ? Ce projet n'est pas présenté parce que c'est Brive, et que c'est dans l'air du temps de faire ce genre de projets , mais c'est parce que cette mosaïque unique concerne le territoire de Brive depuis toujours et qu'il est grand temps que la commune en fasse un de ses enjeux majeurs. La ville de Brive passerait à côté d'une opportunité unique en terme de patrimoine si le projet n'aboutissait pas : en effet , posséder une telle richesse biologique et ne rien envisager de faire avec elle, serait absurde. Car cette diversité biologique peut servir à devenir un observatoire d'ordre national dans plusieurs domaines : Educatif : l'éducation du public à l'exigence de préservation de la biodiversité devra se faire ici ou là dans notre pays, et il faut mieux l'exercer là où elle celle-ci s'exprime amplement. Gestionnaire : il pourrait être démontrer l'exemplarité d'une gestion entrecroisée d'un territoire urbain avec celui d'un espace rural d'un tel potentiel. Tourisme : la préoccupation de préservation du patrimoine naturel qui nous occupe sera l'une des valeurs montantes et le futur touriste y sera de plus en plus sensible. Ce projet de préservation de cette mosaïque de milieux naturels exceptionnels que recèle la commune de Brive rentre dans le cadres de la SNB (stratégie nationale pour la biodiversité) et des recommandations issues du Grenelle de l'environnement qui s'expriment ainsi dans cette suite : Recommandation 18 Intégrer la dimension biodiversité dans les politiques sectorielles (e.g. agriculture, foresterie, tourisme et aménagement du territoire) en conformité avec la Stratégie nationale pour la biodiversité et évaluer périodiquement les progrès des plans d’action ; Recommandation 19 Renforcer l’intégration des préoccupations de biodiversité dans les décisions locales concernant le développement économique, l’urbanisme, les infrastructures et les activités touristiques ; Recommandation 20 Continuer à accroître la superficie des zones protégées, particulièrement avec : i) l’extension du réseau des espaces protégés dans le cadre Natura 2000 à 15% du territoire métropolitain ; ii) des zones marines et iii) des zones protégées dans les DOM ; Recommandation 21 Rechercher et améliorer les processus partenariaux, aptes à construire des consensus autour des enjeux associés aux directives « habitats » et « oiseaux » et à la Convention de Berne Recommandation 23 Prendre en compte la protection des paysages, dans les politiques et décisions sectorielles aux niveaux national et local et renforcer le concours de l’Etat à la gestion des Grands Sites. Recommandation 24 Organiser et renforcer les moyens de la connaissance de la biodiversité; renforcer les financements de la gestion de la nature, y compris par des aménagements de la fiscalité et des finances locales. On peut aussi y ajouter l'un des défis du ministère de l'agriculture : DÉFI 3 : CONTRIBUER À LA RICHESSE DE LA BIODIVERSITÉ ET DES PAYSAGES Voir de façon plus détaillée ces recommandations et ces défis Retour haut de page |
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| L'argumentation face à la pression urbaine Le mitage des paysages et la pression urbaine. Depuis le promontoire de Chèvrecujols on peut embrasser vers le sud-ouest du territoire de Brive un paysage empreint d'histoire, du travail des hommes dans une succession de collines et de vallons, couverts de végétations différentes au gré du substrat géologique et de l'exposition des coteaux. Un paysage qui résonne encore par de nombreuses traces du souci des premiers hommes de trouver des havres propices pour commencer notre civilisation. Un patchwork naturel, où cette nature a bénéficié d'un long façonnage humain pour en faire un jardin équilibré et donner à chaque hameau une identité issu de l'emploi du grès et d'une utilisation variée et adaptée des sols pour l'agriculture. Ce paysage est unique quand on sait qu'en plus de son charme esthétique il abrite des niches écologiques remarquables par leur originalité et par leurs composantes biologiques. La centre ville est proche et la tentation est grande pour beaucoup d'entre nous de bénéficier de cet environnement harmonieux pour y établir sa vie, y faire bâtir une jolie maison avec une vue imprenable sur cette douce campagne. Les heureux propriétaires des terrains susceptibles d'être construits peuvent y voir là, dans tout ce secteur si proche de la cité briviste, une substantielle source de revenus, d'autant que la valeur étant attaché à ces terrains est en corrélation avec les qualités du secteur, évoquées auparavant. Alors que se passerait-il si cette double tentation (vendre et construire) se réalisait ? Peu à peu les petites routes parcourant souvent les crêtes de ces collines verraient leurs deux cotés se recouvrir de constructions reliant ainsi chaque hameau. Chaque hameau perdrait de son identité pour se fondre dans une periurbanisation sans fin. Les paysages ne seraient plus embrassés avec la même facilité ni avec la même émotion et l'accès même aux terrains éloignés des routes deviendraient de moins en moins facile pour beaucoup de personnes. Les autres terres libérées de l'emprise agricole deviendraient des friches au mieux, ou comme cela se passe au Puy Lenty, se couvriraient d'une végétation arbustive (pins ou arbustes invasifs, comme genêts d'Espagne ou buddleias), qui effaceraient en peu de temps ce que la nature et le paysan ont forgé dans un long processus coopératif. Des centaines d'espèces ont trouvées dans cette mosaïque les bonnes conditions d'équilibre, si lentes à se dessiner, et ainsi enrichir considérablement la diversité biologique de ce territoire Chaque vente de terrains à construire, accentue la déprise agricole et affecte la continuité de cet espace rural qui pourrait se résumer en fin de compte qu'à une longue litanie de lignes de constructions sans âmes. La valeur attaché à ce patrimoine de départ devant cette dégradation ne pourrait que baisser et donc le calcul de tirer rapidement des bénéfices n'est pas forcément le bon quand on réfléchit aux pertes engendrées ( pertes affectives, pertes de repérages, pertes d'histoires personnelles, perte de l'harmonie que l'on pouvait ressentir dans cette nature amadouée). Alors ne vaut-il pas mieux garder et valoriser ce patrimoine unique en l'entretenant et en le partageant ? Alors ne vaut il pas mieux, si on se place du point de vue de l'intérêt des propriétaires ruraux, fournir aux paysans ou aux futurs paysans les moyens nécessaires pour y exercer une agriculture raisonnable, équilibrée et d'ailleurs susceptible de produire des aliments locaux, dans le souci nouveau qui est de produire au plus près. Des terres abritaient par le passé d'importantes productions maraîchères et les paysans qui ont l'age du juste repos se lamentent aujourd'hui, de ne trouver personne pour travailler cette terre qui a nourri parfois depuis longtemps leurs ancêtres. Il reste aussi à dissuader beaucoup de bénéficier de cette campagne harmonieuse en voulant y construire et miter le paysage, en leur expliquant justement que cette motivation profonde de campagne ne sera plus en cohérence avec ce qu'elle peut devenir si tous réalise leur projet. Retour haut de page |
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